FEDERATION NATIONALE DES ARTISANS DU TAXI

46 rue Armand Carrel
75019 PARIS

Tél. 01 44 52 23 50
Fax 01 42 06 67 10

Mail : fnat-direction@artisan-taxi.com

                                                                                                                                                           



MOTION DE SYNTHÈSE DU 63ème CONGRES



        Les représentants de l’ensemble des syndicats adhérant à la Fédération Nationale des Artisans du Taxi, réunis en congrès national à Reims les 23,  24 et 25 mai 2007, après avoir pris acte des actions conduites par leurs responsables régionaux :   


TRANSPORT DE MALADES ASSIS

        SOULIGNENT le caractère primordial de cette activité pour la population en général et particulièrement en zone rurale.

        SE FELICITENT de la promulgation du décret instituant le nouveau référentiel de prescription reconnaissant comme seuls opérateurs en matière de Transport Assis Professionnalisé le taxi et le vsl.

        ACCEPTENT le principe d’un référentiel de prescription opposable à la médecine de ville et au secteur hospitalier  à la définition duquel elle souhaite participer.

        S'INSURGENT de la lenteur  des négociations avec les représentants de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie.

        EXIGENT que dans le cadre de la négociation de la convention nationale Taxi en matière de TAP soit  respectée la spécificité du taxi notamment la structure de  la grille tarifaire.

       EXIGENT que pour  les deux opérateurs accédant au TAP, le taxi et le vsl, soit prévu un contingentement dans le but de contribuer à l'effort civique de sauvegarde des régimes sociaux.
       
        RAPPELLENT qu’à travers le dynamisme de leurs entreprises et les cotisations sociales qu’ils versent, ils font partie des acteurs actifs concourant à la préservation des régimes de santé

        REJETTENT au nom de la qualité de la prestation effectuée auprès des personnes transportées tout principe de régulation par le biais d’appels d’offres et/ou d’enveloppe prix–volume.

        DEMANDENT que soit pris en compte la spécificité du transport des Personnes à Mobilité Réduite et que soit développée une tarification adaptée.

        DEMANDENT qu’à l’identique de certains professionnels de la santé, les taxis dans le cadre du développement  du programme SÉSAME VITALE et de la télétransmission  soient accompagnés financièrement.

        AFFIRMENT que s'il n'y a pas une réelle volonté d'aboutir, les taxis sauront se mobiliser.


LOI DE 1995   

        CONSTATENT la délivrance, sans discernement, d’autorisations de stationnement dont le nombre important sur certains territoires fragilisent et remettent en cause la pérennité des entreprises existantes.

        SOUHAITENT que soient modifiées les conditions de délivrance des autorisations de stationnement et les conditions d’accès à la profession en modernisant la loi de 1995.

        EXIGENT qu’avant la délivrance de toute autorisation nouvelle d’une part soit épuisée la possibilité de recours aux autorisations cessibles et disponibles et d’autre part que ces délivrances soient assises sur des éléments économiques rationnels propres à la commune de rattachement ou à la zone de prise de charge et que les services préfectoraux soient systématiquement avisés de toute délivrance ou cession afin de tenir un registre des autorisations de stationnement départemental.

        DEMANDENT que les commissions départementales et locales des taxis et véhicules de petite remise soient constituées conformément à la réglementation, que soient respectées les règles instituées pour leur fonctionnement, ainsi que les résultats du vote.

        EXIGENT notamment la présentation de son dossier par le demandeur et la présence du maire de la commune concernée sous peine d’ajournement du dossier présenté.

        CONSTATENT des dérives fréquentes dans l’application de l’article 4 de la loi de 1995.

        DEMANDENT que cet article soit modifié et que soit intégrée une obligation de durée d’exploitation intangible avant toute cession.

        CONSTATENT que l’exploitation d’une autorisation de stationnement par mise en location est source de dérives réglementaires, de conflits sociaux et de travail dissimulé.

        CONSTATENT que l’exploitation effective et continue, au titre de la loi de 1995, d’une autorisation de stationnement nécessite le maintien de l’immatriculation du titulaire de l’autorisation de stationnement auprès du répertoire ou du registre consulaire ad hoc.

        AFFIRMENT leur attachement à la nature non commerciale et non patrimoniale de l’autorisation de stationnement.

        S’OPPOSENT à la location gérance dans le secteur du taxi, ainsi qu’à la location de l’autorisation de stationnement seule.

        CONSTATENT que, de façon récurrente, il existe un exercice illégal de l’activité de taxi.

        CONSTATENT avec satisfaction les dispositions de l’article 2 ter de la loi de 1995 le sanctionnant en tant que délit.

        EXIGENT que les ministères concernés saisissent leurs services et les Parquets pour les faire appliquer avec la plus grande rigueur.

        SOUHAITENT que soient examinées dans les meilleurs délais les propositions d’évolution de la loi de 1995 qui ont été validées lors de ces 63èmes rencontres nationales.


EXERCICE DE L’ACTIVITÉ   

        DENONCENT la persistance de l’extrême fermeté et l’absence de discernement des forces de police à leur encontre.

        S’OPPOSENT à la verbalisation excessive et injuste ainsi qu’au système de la double peine dont sont victimes les taxis.

        S’INQUIETENT des conséquences des nouvelles dispositions de la loi sur la violence routière pour l’accès et le maintien dans la profession.

        DEMANDENT que les professionnels puissent effectuer un stage de récupération de points annuellement au lieu des 2 années actuellement en vigueur.

        EXIGENT que, compte tenu de l’entrave à leur activité professionnelle qu’occasionne le stationnement illicite sur leurs emplacements matérialisés « TAXIS », les contrevenants fassent l’objet d’un procès verbal de 4° classe.

        CONSTATENT l’augmentation dans des proportions inquiétantes du poste carburant et regrettent d’une part la carence des offres constructeurs en matière de véhicules dits propres et d’autre part l’inadaptation du développement des réseaux de distribution de carburants spéciaux pour les entreprises artisanales de taxi.

        EXIGENT la création d’une course minimum de nuit dont le montant ne saurait être inférieur à 10 €.

        DEMANDENT l’extension des tarifs appliqués le dimanche et les jours fériés au samedi.

        SOUHAITENT que soient harmonisés sur l’ensemble du territoire national les horaires de nuit de 19h à 8h et de jour de 8h à 19h.

        RECLAMENT que l’obligation d’éditer un bulletin de voiture (note de taxi) soit portée à 20 euros.

        DEMANDENT que les nouvelles technologies appliquées à l’activité taxi soient développées en tenant compte de la réglementation existante, et que systématiquement la FNAT soit associée aux nouveaux projets.

        EXIGENT que les éventuelles dérives dues à ces nouvelles technologies et pouvant être préjudiciables soit aux consommateurs soit aux professionnels soient fermement sanctionnées.


LISTES D’ATTENTE

        EXIGENT que le demandeur ne puisse prétendre s’inscrire que s’il est titulaire du Certificat de Capacité Professionnelle dans le département et sur une seule liste par département, préférentiellement celle de sa commune de résidence.

        SOUHAITENT que soit débouté de la capacité de s’inscrire sur une liste du département, pendant 15 ans, tout demandeur ayant réalisé une cession à titre onéreux d’une autorisation de stationnement obtenue à titre gratuit dans une commune de ce même département.

        DEMANDENT que l’enregistrement des demandes d’autorisation de stationnement soit effectué sur un registre préfectoral public.


TAXE INTERIEURE  SUR LES PRODUITS PETROLIERS

        CONSIDERENT indispensable la mise en œuvre de dispositions compensant intégralement la suppression de la détaxe dont bénéficiaient les taxis afin de préserver l’équilibre financier de la profession et la juste mesure de la tarification appliquée à leur clientèle.

        SOULIGNENT que la non compensation de la détaxe entraînera d’office une mobilisation d’envergure de l’ensemble de la profession.


TRANSPORTS REGULIERS

        CONSIDERENT que la Loi d’Orientation des Transports Intérieurs de 1982 permet à un nombre croissant de personnes, sous couvert d’une activité accessoire, d’effectuer du transport de personnes à titre onéreux.

        DEPLORENT que, dans certains départements, soient à nouveau délivrées des autorisations d’exploiter des petites remises contrairement aux termes du relevé de décisions du 7 septembre 2000 et à la circulaire de 2000 du ministère de l'Intérieur.

        S'INDIGNENT que, sous forme d’associations ou par le fait de particuliers, ces mêmes transports se développent sans qualification des personnes affectées à la conduite des véhicules et que cette multiplication anarchique du transport de personnes n’assure pas à la clientèle la qualité du service offert par les professionnels du taxi.

        EXIGENT que cette concurrence déloyale soit définitivement éradiquée et que soit modifié en ce sens le décret 85-891 du 16 août 1985 et abrogée la loi de 1977 afférente aux petites remises.

        CONSIDERENT l’importance attachée par les autorités organisatrices au transport public en matière de maillage du territoire.

        EXIGENT la reconnaissance du taxi comme acteur à part entière du Transport Public de personnes de moins de 9 places.

        DEMANDENT la consultation systématique des taxis lors des appels d’offres en matière de transport régulier par des allotissements adaptés en matière de transport scolaire et de transport à la demande et la capacité d’exécuter ces transports dans le cadre de leur propre réglementation.


SERVICE A LA PERSONNE

        CONSTATENT le nécessaire développement de services adaptés au domicile des particuliers.

        CONSTATENT que notamment pour les populations les plus fragiles, seuls les professionnels du taxi présentent les garanties et les compétences nécessaires pour assurer leur transport en toute sécurité et dans les meilleures conditions.

        DEMANDENT une négociation sur la loi BORLOO qui garantisse ces transports aux seuls taxis.

        DEMANDENT à l’autorité de tutelle de veiller avec la plus extrême rigueur que les transports soient effectués dans le cadre strict de la loi.

        EXIGENT qu’en cas de manquements les contrevenants perdent immédiatement l’accès aux CESU.


CONCURRENCE DELOYALE

                        * Transports de personnes par motos, scooters ou à vélos

        CONSTATENT l’émergence de ce nouveau mode de transport, pratiqué sans autorisation réglementaire où la sécurité de la personne transportée n’est pas garantie.

        DENONCENT les pratiques récurrentes de racolages sur la voie publique exercées auprès de la clientèle du taxi.

        EXIGENT en application de la loi Perben II sanctionnant l’exercice illégal de l’activité de taxi, l’arrêt des pratiques de transport de personnes n’entrant dans aucun cadre réglementaire.

        DEMANDENT que ce mode de transport fasse l’objet d’une réglementation présentant les mêmes exigences d’honorabilité et de professionnalisme que celles imposées aux professionnels du taxi afin d’assurer aux personnes transportées les mêmes conditions de sécurité et de sûreté.

                   * Centraux de renseignement téléphoniques

        S’INQUIETENT de la teneur des renseignements fournis par les nouveaux centraux d’information qui communiquent des références taxis inadaptées (numéro personnel, taxis hors secteur...).

        DEMANDENT à l’autorité de régulation de rappeler les opérateurs à leurs obligations et de prendre toute mesure au besoin pour les y contraindre.

                   * Annuaires de renseignements téléphoniques ou bases de données électroniques

        CONSTATENT que sur de nombreux annuaires dont notamment «  les pages jaunes », les professionnels taxis sont référencés sans tenir compte ni de leur commune de rattachement, ni même de la réalité de l’activité précitée.

        DEMANDENT que les professionnels du taxi ne soient référencés que sous une seule rubrique et dans leur commune de rattachement exclusivement.
        REFUSENT que l’éditeur s’exonère de toute vérification de la teneur de l’insertion.

        S’INDIGNENT de la tromperie dont peut être victime la clientèle du taxi.

        EXIGENT de l’autorité de tutelle qu’elle rappelle aux éditeurs leur obligation d’information loyale et sincère du consommateur.


TAXIMETRES

        CONSTATENT que le transfert du contrôle métrologique au secteur privé, en province, a engendré des coûts et des contraintes supplémentaires pour les professionnels.

        EXIGENT que les installateurs exercent leur mission auprès des taxis dans le strict respect de la réglementation et qu’ils demandent la production des documents attestant de la qualité du professionnel et de la conformité de sa situation.

        DEMANDENT que ces surcoûts occasionnés soient intégrés lors de l’ajustement annuel des tarifs.

        CONTESTENT la situation particulière du vérificateur qui vérifie le taximètre qu’il a lui-même installé, modifié, ainsi que le bien-fondé de la double facturation qui en résulte.

        EXIGENT que systématiquement soit appliqué le principe voulant que chaque intervention sur le taximètre ait valeur de vérification périodique annuelle.

        DEMANDENT que soit mise en œuvre toute mesure pour limiter les situations de monopole des contrôleurs privés et pour prendre en compte localement les besoins des professionnels.

        DEMANDENT que dans les départements où il n’existe pas de centre de contrôle, les services préfectoraux pallient cette carence.

        EXIGENT que le délai d’information de la DRIRE soit supprimé.


CENTRES DE FORMATION

        DEPLORENT que l’engagement des pouvoirs publics d’endiguer le développement, sur le territoire national, de centres de formation prétendant préparer au Certificat de Capacité Professionnelle sans justifier de compétences ou de qualifications propres au secteur ne soit pas tenu.

        DEMANDENT que les enseignants soient professionnels du taxi, justifient de compétences adaptées à l’enseignement de la profession taxi, validées par un organisme de référence et soient munis d’un justificatif attestant de leur qualité de formateurs.

        REJETTENT tout agrément de centre de formation par correspondance.

        EXIGENT que ne soient pas renouvelés les agréments des centres de formations présentant régulièrement des résultats insuffisants aux examens.

        DEMANDENT que soient normalisés le niveau et les modalités des examens tant au niveau du volet national qu’au niveau du volet local.

        CONSTATENT qu’au titre des épreuves permettant l’obtention du Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi est imposée une épreuve de gestion sanctionnée par une note éliminatoire.

        EXIGENT à ce titre l’exemption de suivre le stage préalable à l’installation pour les futurs artisans taxis ayant suivi la formation au Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi.

        SOUHAITENT que soit délivré un document national attestant de la réussite des candidats au certificat de capacité professionnel de conducteur de taxi.


SOCIAL

        SOUHAITENT que se poursuive  l’alignement des prestations sociales des artisans sur celles des salariés (congé parental, congé de paternité, retraite anticipée pour pénibilité).


FISCAL

        S'INDIGNENT de la discrimination de traitement dont sont l’objet les  artisans en nom propre n’adhérant pas  à un centre de gestion en raison de la faiblesse du chiffre d’affaires de leur entreprise.

        DENONCENT le choix pour le moins particulier de certains représentants des centres de gestion agréés qui ont privilégié leur structure au détriment des professionnels artisans.
   
        EXIGENT que ces dispositions  discriminatoires soient abrogées lors de la prochaine loi de finances.


OUTRE MER

        CONSTATENT, dans le cadre de la Loi d’Orientation sur l’Outre Mer, les dispositions afférentes à l’organisation des transports.

        S’INQUIETENT des incidences de ces dispositions sur l’économie de l’industrie du taxi en Outre Mer.

        EXIGENT que les organisations représentatives des professionnels du taxi soient systématiquement consultées pour sa mise en application et associées à toute structure ou commission nouvelles afférentes au transport.

        S’INSURGENT de l’absence de parution du décret afférent à l’article 18 de la Loi d’Orientation de l’Outre Mer afin que les artisans taxis puissent continuer à effectuer du transport public de personnes avec leurs véhicules taxi de moins de 9 places.

        DEMANDENT qu’en matière de transport assis professionnalisé soit mis en place un accès négocié à cette activité entre les parties prenantes.

        S’INSURGENT contre le conventionnement par les CPAM de personnes ne présentant aucune qualification professionnelle.
      
        CONSTATENT l’afflux de personnes en situation irrégulière en Guyane et à Mayotte.

        S’OFFUSQUENT de l’attitude des forces de l’ordre  qui demandent aux taxis d’assurer des missions de contrôle d’identité alors qu’ils n’y sont pas habilités.

        CONSTATENT la recrudescence  de la pratique de l’exercice  illégal de l’activité de taxi.

        EXIGENT l’application de la Loi Perben II.


FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE

        CONSTATENT la nécessaire adaptation des professionnels du taxi et le besoin accru des artisans taxis en matière de formation professionnelle continue.

        EXIGENT que le futur FAF de l’artisanat prenne en compte la spécificité de l’exercice de l’activité taxi et permette aux artisans taxis de bénéficier d’un système de compensation réelle les dédommageant du temps consacré à leur formation professionnelle continue.


ACTIVITE SYNDICALE

        CONSTATENT que la complexité de la défense des professionnels et de la profession nécessite une formation continue pour l’ensemble des élus.

        EXIGENT la possibilité pour les élus artisans taxis de suivre des formations spécifiques et financées pour exécuter leurs mandats.

        OBSERVENT que les organisations professionnelles sont sollicitées de plus en plus par les non adhérents, en effectuant pour leur compte des missions pour lesquelles elles ne reçoivent aucun financement.

        EXIGENT qu’à ce titre elles bénéficient du maintien de financements publics adaptés et conséquents.

        DEMANDENT la suppression des financements à des associations ou sociétés à but lucratif n’ayant aucune volonté d’intérêt collectif.

        REFUSENT la fiscalisation des associations et des organisations professionnelles, qui est une entrave au bénévolat.



EN CONCLUSION

    Les représentants de l’ensemble des syndicats adhérant à la Fédération Nationale des Artisans du Taxi,

        EXIGENT que soit provoquée dans les meilleurs délais une réunion de  l’instance de concertation interministérielle pour traiter les demandes formulées par la profession dans le cadre de cette motion de synthèse.

        SOUHAITENT que soit institutionnalisée une fréquence minimum biannuelle de réunion de cette instance.

        MANDATENT, dès à présent, le président et le comité directeur pour engager toute mobilisation qu’ils estimeraient nécessaire pour faire aboutir leurs légitimes revendications.


RESOLUTIONS COMPLEMENTAIRES

Première résolution

Le congrès décide, après avoir entendu les explications du Comité Directeur, la création d’une contribution annuelle de 1 € par adhérent pour financer le dédommagement des responsables départementaux participant à « l’Ecole des Cadres »  de la FNAT. 

Deuxième résolution

Le  congrès, après en avoir débattu, mandate le Président et le Comité Directeur  pour négocier la modification des textes concernant la profession. Ces modifications auront pour objectif :