LE METIER

"L'appellation taxi s'applique aux véhicules automobiles de neuf places assises au plus, y compris celle du chauffeur, munis d'équipements spéciaux, dont le propriétaire ou l'exploitant est titulaire d'une autorisation de stationnement sur la voie publique en attente de la clientèle, afin d'effectuer à la demande de celle-ci et à titre onéreux le transport particulier des personnes et de leurs bagages."

loi n° 95-66 du 20 janvier 1995, article 1er












Les taxis en France (métropole et départements d'outre-mer) sont au nombre de 46 833 (source officielle 2004), dont près de 80% sont artisans. Majoritairement organisés en centraux radio, ils offrent un service porte-à-porte à toute heure du jour et de la nuit.

Sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, l'activité de taxi est strictement réglementée. Définie par la loi du 20 janvier 1995, son décret d'application du 17 août 1995, et déclinée localement par les arrêtés préfectoraux, la gestion du parc taxi, en France, est un enjeu pour les pouvoirs publics et le développement de la mobilité.

Alternative au véhicule particulier, en service continu, le déplacement en taxi bénéficie de l'engouement du public. Qu'il soit utilisé pour des motifs professionnels, personnels, scolaires ou médicaux, la souplesse de ce mode de déplacement permet de répondre à de multiples exigences du transport particulier.




ACCES A LA PROFESSION


   
Pour devenir chauffeur de taxi, le postulant doit être muni d'un permis de conduire de plus de 2 ans, d'un diplôme de secouriste (AFPS), d'un casier judiciaire vierge, satisfaire à une visite médicale obligatoire et être titulaire du Certificat de Capacité du département dans lequel il veut exercer.



FORMATION
  
La loi du 20 janvier 1995 exige que les chauffeurs soient qualifiés pour accéder à la profession : le certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi
est délivré par les préfectures, après réussite à l'examen (1 volet national + 1 volet local comportant une épreuve de conduite).

Pour préparer efficacement les futurs professionnels à ce métier 
strictement réglementé, la FNAT a développé une structure nationale de formation : le Centre National de Formation des Taxis, CNFT.

En savoir plus...

PROFESSIONNELS DE L'ARTISANAT

Métier d'intégration et de reconversion, le taxi recense actuellement 55 457 titulaires de la carte professionnelle qui se répartissent entre 80% d'hommes et 20% de femmes. L'âge moyen est de 44 ans.

La profession compte près de 80% d'entreprises de type artisanal.


LES ACTIVITÉS


   Les taxis participent à la diversité des modes de transport offerts au public. 

 dans les métropoles :
   La pratique professionnelle la plus courante est le stationnement en attente de clientèle soit aux stations, soit dans les gares ou les aéroports. Le taxi peut aussi
être pris à la volée.
Le taxi est donc un véhicule automobile avec un chauffeur, mis à la disposition du public pour effectuer à la demande de celui-ci un parcours avec ou sans bagage en contrepartie d'un tarif fixé par arrêté préfectoral.
Les chauffeurs rejoignent
de plus en plus souvent les centraux radio qui, moyennant un abonnement mensuel, transmettent les courses demandées par leur clientèle aux taxis abonnés.

 dans les villes de moyenne importance :
   L'attente de clientèle en station, en gare ou en aéroport ne représente qu'une partie de l'activité. Les artisans taxi sont souvent rattachés à un groupement radio qui dispose d'un certain nombre de contrats. Ces groupements radio sont constitués le plus souvent en GIE ou en association. Ils sont l'émanation de la volonté des professionnels.
Les contrats sont passés par l'intermédiaire du 
groupement avec des interlocuteurs institutionnels ou privés. Les professionnels doivent répondre aux exigences de leurs donneurs d'ordres en termes de coût, d'horaire, de savoir-faire.
En région,
parmi les donneurs d'ordres, on rencontre les conseils généraux, la SNCF, les grandes régies de transport, les centres hospitaliers (publics ou privés), les grandes entreprises privées...

 en zone rurale :
   En zone rurale, le taxi, outre son rôle économique tel qu'il a été présenté pour les taxis de métropole ou celui des moyennes agglomérations, est avant tout un acteur social.
Les taxis assurent pour l'essentiel le transport des malades assis, le transport scolaire, le transport à la demande, le transport de colis de tout type (médicament, sang, poste...).
Ils participent au maillage du territoire. Ce sont des agents du désenclavement des territoires et ils contribuent au développement durable et solidaire de la mobilité.

Alternative à la voiture particulière, les taxis interviennent en complémentarité des transport en commun, dans le cadre du transport scolaire, du transport de malades assis, du transport à la demande, du transport de sang, du transport de colis, de l'accompagnement touristique, etc.



LE NOMBRE DE TAXIS

   Dans la majorité des communes, le nombre de taxis est fixé par le maire de la commune d'exploitation du taxi, après avis consultatif de la commission des taxis et des voitures de petite remise (départementale ou communale selon la taille de l'agglomération).
Quelques agglomérations voient ce nombre déterminé par le préfet : Paris, Lille, Caen...
A noter, entre 2001 et 2004, une augmentation significative de 6%, essentiellement en zone rurale, du nombre d'autorisations sur le territoire national.

   A Paris, la préfecture de police gère le volume du parc de taxis en fonction d'un indicateur économique annuel. En vigueur depuis 2001, cet indicateur est calculé à partir d'éléments chiffrés tels que le nombre de passagers dans les gares et aéroports, le nombre d'habitants sur le territoire à desservir, le nombre de nuitées d'hôtel...



SERVICES CLIENT

 Centraux radio :
    Ce sont des plateaux d'appels qui mettent en relation l'offre et la demande de taxi. La majorité des artisans taxi s'acquitte d'une redevance pour être affiliés à un central radio qui les mettra en relation avec la clientèle. Par cet intermédiaire, les clients peuvent effectuer des réservations, choisir le type de véhicule, demander la prise en charge d'un animal ou de bagages encombrants...

 Convention CPAM :
    À l'intention des assurés sociaux, les taxis signent des conventions avec les CPAM, qui peuvent dispenser le patient de l'avance des frais de transport liés à sa pathologie. Les conventions sont actuellement définies département par département, mais la profession soutient la mise en place d'une convention nationale en cours de négociation .
Ce type de transport s'est beaucoup développé avec la politique d'hospitalisation à domicile et du fait du regroupement des services hospitaliers en plateaux techniques de soins décidé par les pouvoirs publics.

Transport scolaire :
    Les transports scolaires sont des services
publics réguliers assurés, entre autres, par des entreprises de taxi. C'est le département qui organise le ramassage scolaire sur les territoires, sauf en cas de délégation, par exemple aux communautés d'agglomérations. Les conventions définissent le service en fonction des besoins en matière de mobilité (tournées de ramassage en fonction des secteurs) et fixent les modalités de la prestation taxi entre les professionnels et les autorités organisatrices de transport. Ce type de service est soit organisé de façon directe lorsque le taxi dépose les élèves directement sur leur lieu d'enseignement après être venu les chercher à leur domicile, soit sous forme de "rabattage" pour permettre aux élèves résidant sur des territoires enclavés d'accéder à un transport collectif.

Transport et accompagnement d'enfants handicapés :
    A mi-chemin entre le transport scolaire et le transport médicalisé, l'organisation et le type de convention qui définit ce service diffèrent selon le handicap de l'enfant à transporter. De la compétence des conseils généraux, le déplacement des enfants handicapés est subventionné soit directement aux personnes dont la mobilité est réduite, soit par la prise en charge, par l'autorité organisatrice de transport, de l'organisation et du financement du service régulier en taxi.

Transport à la demande :
    Le transport à la demande est un service de transport collectif organisé soit directement entre les collectivités territoriales et les taxis, soit entre les entreprises de transports publics et les taxis lorsque ces derniers interviennent en sous-traitance. Ce service, généralement motivé par un impératif budgétaire de rentabilité des lignes de transport régulier, permet de développer la mobilité sur des territoires à faible taux de fréquentation (fin de ligne, rabattage vers des pôles intermodaux…), à des périodes d'heures creuses, etc.